PHOTOS - Masterchef 2011 : les histoires incroyables des candidats

08/09/2011 - 13h13
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  • Les histoires incroyables des candidats

    Alors que la deuxième saison de MasterChef est belle et bien lancée, Première.fr vous propose de découvrir huit candidats de plus près. Bernard, Claire, Nathalie, Xavier, Bruno, Mélanie, Mathias et Fabrice se sont confiés à Eva Roque, journaliste de Télé 7 Jours.

    Ils ont ce point commun d'être des passionnés de cuisine. Bruno, Mélanie, Mathias, Bernard, Claire, Nathalie, Fabrice et Xavier ont tous décidé de participer à la deuxième saison de Masterchef pour dépasser leurs limites et se prouver qu'ils ont le talent pour exceller dans ce métier.

    Qu'ils cuisinent pour leurs familles, leurs amis ou de manière professionnelle, ils veulent tous montrer au jury composé d'Yves Camdeborde, Frédéric Anton et Sébastien Demiorand qu'ils ont les épaules assez solides et suffisamment de talent pour remporter ce Masterchef 2011.

    Découvrez pourquoi ils aiment la cuisine plus que tout et pourquoi ils ont décidés de se lancer cet incroyable défi de remporter Masterchef 2011.

    Masterchef, c'est ce soir à 20h40 sur TF1.

  • © Abaca Fabrice, 28 ans, chauffeur livreur, Dourdan (91)

    "Depuis que j’ai 4-5 ans, je vis cuisine, pense cuisine, dors cuisine. Je sais que c’est pour moi." Oui, mais, voilà, Fabrice a toujours été d’une corpulence source de complexes et de moqueries. "Quand, jeune, je disais que je voulais devenir cuisinier, tout le monde se moquait. Quand on me voit, on s’imagine tout de suite que je ne pense qu’à manger. Or, pour moi, la cuisine c’est ma vie, un art de vivre, une raison de vivre. Du coup j’ai passé un CAP/BEP de mécanique et je suis devenu chauffeur-livreur…pour de grands restaurants, une façon pour moi de pas quitter ce milieu. MasterChef, c’est la chance de ma vie, la seule ! Je suis marié, j’ai deux enfants, je n’ai pas les moyens de changer de vie. Mais même si je ne vais pas au bout de l’aventure, j’ai déjà gagné, car le jury a fait sauter toutes mes peurs, cette hantise de ma corpulence. Je n’ai plus de frein, je revis. Je veux juste reprendre ma vie à zéro, apprendre à cuisiner, travailler dans une brigade. J’espère que l’on me fera une proposition. C’est mon seul rêve."

    Propos recueillis par Eva Roque.

  • © Abaca Nathalie, 23 ans, graphiste, Boulogne-Billancourt (92)

    "Je suis d’origine vietnamienne et, chez nous, cuisiner est avant tout une affaire de transmission de nos racines. Un plat raconte une histoire." C’est avec un gâteau d’anniversaire que Nathalie fait ses premiers pas à 18 ans. « Les gens avaient l’air tellement heureux que ça m’a donné envie de continuer. Et puis, il fallait que je devienne femme, que j’arrête fast food et surgelés. La cuisine m’a permis de m’affirmer, de murir. » De là à en faire son métier, c’est une autre histoire. "En Asie, la cuisine c’est purement nutritif, c’est le devoir de la femme. On ne s’imagine pas qu’en France la gastronomie prenne une telle place. Convaincre mes parents aurait été difficile. Alors, pour leur faire plaisir et pour devenir indépendante, alors, je suis devenue graphiste. Ce n’est pas ma passion. Et quand j’ai vu la saison 1 de MasterChef, j’ai compris que mon avenir passerait par la restauration. Aujourd’hui mes parents me comprennent mieux et sont très fiers de moi."

    Propos recueillis par Eva Roque.

  • © Abaca Claire, 36 ans, avocate, Nice (06)

    Ah, ces moments magiques de l’enfance passés, de la farine plein les cheveux, à aider sa grand-mère à faire des gâteaux ou à traquer les champignons en forêt avec son papy. "C’est simple, entre 8 et 15 ans, le seul cadeau de Noël que j’acceptais, c’était un livre de cuisine ! J’en ai près de 300 aujourd’hui." Puis, Claire est devenue avocate. "La cuisine est nécessaire à mon équilibre pour lâcher prise : mon boulot est très éprouvant." Mais c’est aussi une passion en passe de prendre le dessus. "Quand j’ai vu la saison 1 de MasterChef, j’ai eu la révélation. La passion, l’émotion, l’envie de s’occuper des autres, de leur faire plaisir, ont toujours animé ma vie. Et comme je suis un Bélier pas raté, j’ai foncé ! Tenace comme je suis, MasterChef est un défi à ma mesure. Je ne fais rien par jeu. J’ai plus à y perdre qu’à y gagner. » Sauf à devenir consultante pour des restaurants ou chef à domicile, son nouveau projet de vie « peut-être pas pour demain, mais pour après-demain ». Vu sa détermination, le barreau pourrait bien perdre prochainement un de ses membres.

    Propos recueillis par Eva Roque.

  • © Abaca Mathias, 24 ans, étudiant en médecine, Bruxelles (Belgique)

    "J’ai quitté la Belgique à 14 ans, direction Bayonne pour devenir joueur professionnel de rugby. Très vite j’en ai eu assez du régime de célibataire "surgelés - pâtes - pizza." Je me suis mis à cuisiner, pour moi et pour mes copains rugbymen, bons vivants par définition. En cuisine, faire plaisir aux gens, ça compte tout autant, voire plus, que ce qu’il y a dans l’assiette". A 20 ans, une blessure met fin à ses rêves de sportif. "Comme j’avais un bac S, j’ai suivi des études de kiné. Seulement j’avais le virus de la cuisine. La cuisine n’a pas de limites, elle génère sans cesse des idées." Le déclic ? La saison 1 de MasterChef. "J’y ai découvert une aventure humaine très forte, un esprit de compétition et un moyen de suivre une formation culinaire accélérée. Je me suis inscrit pour voir, sans stress. Puis je me suis pris au jeu. L’appétit vient en mangeant." Alors, cuisinier ou médecin ? "MasterChef est tellement prenant que je n’ai pas le temps d’y réfléchir. Mais si à la fin de l’émission, on me fait une proposition importante…"

    Propos recueillis par Eva Roque.

  • © Abaca Xavier, 40 ans, coiffeur, Pégomas (06)

    "Je me suis découvert une passion pour la cuisine sur le tard. J’avais 25 ans et un ami m’a demandé de lui organiser son repas d’anniversaire. J’ai fait ma première paella ! Quand j’étais petit, mes parents recevaient beaucoup d’amis et je les voyais tout le temps préparer de grands plats conviviaux de ce type : paella, planchas, barbecue, sanglier. Ma paella a tellement plu que, dès qu’il y avait un buffet, un dîner de fête ou un anniversaire, c’est moi que l’on appelait." Amoureux de "la cuisine du soleil" comme il l’appelle, Xavier en est aussi devenu un spécialiste et veut aujourd’hui en faire profiter les autres, dans son propre restaurant. "Seulement, sur la Côte d’Azur, tout est question d’image. Or un coiffeur qui veut faire de la restauration, ça n’est pas pris au sérieux. C’est pourquoi je me suis inscrit à MasterChef. Pour apprendre, évoluer, mais aussi et surtout pour espérer obtenir de la crédibilité, une carte de visite. Cette émission est ma seule chance de pouvoir vivre un jour de ma passion." 

    Propos recueillis par Eva Roque

  • © Abaca Mélanie, 34 ans, femme au foyer, Villerest (42)

    "Mes parents étaient restaurateurs en Vendée, à Noirmoutiers. J’ai passé ma jeunesse en cuisine. A 14 ans, j’aidais régulièrement ma mère. Mais cette passion de jeunesse n’a pas grandi avec moi. Je voulais découvrir autre chose, sortir du cadre familial, acquérir de la maturité." Mélanie s’exile à Paris, dans la production audiovisuelle, avant de devenir commerciale et chef de pub. La cuisine ? Pas le temps ! "Puis, il y a un an et demi, j’ai perdu mon emploi, je suis tombée enceinte… et sur la saison 1 de MasterChef. Le déclic ! Ma passion et ma sensibilité sont revenues." Et avec elles, les idées de plats raffinés, l’envie de faire plaisir aux autres, et, en premier lieu, à son compagnon. "Cuisiner c’est comme avoir la main verte, on l’a ou on l’a pas. J’ai compris que c’était le moyen idéal pour être heureuse et concilier vie de jeune maman et vie professionnelle. Je me suis inscrite à MasterChef 2. Je rêve de me lancer, mi-octobre, dans la création d’ateliers culinaires à domicile." 

    Propos recueillis par Eva Roque.

  • © Abaca Bernard, 45 ans, ébéniste, Boersch (67)

    A son moto-club, il cuisine pour ses copains. Quand il rentre le soir, il cuisine pour sa femme et ses deux enfants. Alors pourquoi avoir décidé de manier le rabot plutôt qu’une batterie de casseroles ? "Ça s’est joué en 3e, j’avais 14 ans. En cours de travaux manuels et techniques, on m’a demandé de réaliser un dessous de plat en marqueterie et un poulet basquaise ! J’ai adoré les deux. L’année suivante, j’ai postulé à trois écoles : ébénisterie, hôtellerie et mécanique. C’est la première qui m’a répondu. Aujourd’hui, j’ai fait le tour de mon métier. A 45 ans, il n’est jamais trop tard pour une seconde vie. De toute façon, ce ne serait pas vraiment un changement : la cuisine se rapproche de l’ébénisterie : il s’agit de valoriser des matières nobles, de respecter des couleurs : la cuisine, ça doit être beau. C’est de l’art et de l’artisanat. MasterChef permet d’ajouter du piment à ma vie. Ensuite, si je dois changer de métier, je veux d’abord être diplômé, passer mon CAP, faire des stages dans de grands restaurants et trouver la bonne idée."

    Propos recueillis par Eva Roque.

  • © Abaca Bruno,45 ans, banquier, Peynier (13)

    "Je suis devenu passionné de cuisine parce que mon père n’aimait pas l’avion ! Du coup, pendant les vacances, entre 11 et 19 ans, j’ai sillonné la France de long en large et comme et comme il adorait bien manger, on s’est fait tous les restaurants 2 et 3 étoiles du Gault&Millau et du Michelin." Envoyé à Périgueux pour ses études, Bruno se prépare déjà ses petits plats à l’âge de 15 ans. Il prend des cours, depuis dix ans, avec Eric Sapet, un chef étoilé devenu son mentor, s’essaye à toutes les techniques et se confronte aux recettes des ouvrages de grands chefs. Pourquoi ne pas franchir le cap ? "MasterChef me permet de me mesurer aux autres, d’apprendre des gestes techniques que seuls les pros connaissent et qui ne sont pas dans les livres. Je sais que j’ai manqué ma vocation mais quand, à 40 ans, on a un statut confortable de quasi-fonctionnaire, une femme et une fille de 12 ans, il est difficile de se dire qu’on va tout lâcher, même si ça ne me ferait pas peur." 

    Propos recueillis par Eva Roque.

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