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PHOTOS - Zone Interdite : tempête Xynthia, une nuit de cauchemar et un an de combat décryptés par M6

30/01/2011 - 12h18
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  • © M6Zone Interdite spécial Xynthia

    Il y a presque un an, elle a fait 53 morts et 6 000 sinistrés. Zone Interdite revient ce soir sur la tempête Xynthia, à 20h45 sur M6. Pour la première fois, le maire de Faute-sur-Mer s’exprime à la télé. Une enquête de longue haleine, bouleversante et édifiante.

    Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, un déluge s’abattait sur des villages de Vendée et de Charente-Maritime : la tempête Xynthia. Pour Zone Interdite, les reporters Virginie Roëls et Julien Daguerre ont suivi les rescapés de Charron et de la Faute-sur-Mer pendant près d’un an. Emmanuelle Touraine, journaliste à Télé 7 Jours, les a rencontrés.


    Qu’est-ce qui vous a le plus marqués ?

    La détresse de ces gens oubliés, qui, loin de s’apaiser, grandit au fil du temps. Ils ont tout perdu, famille, amis, maison, passé, repères. Ils sont SDF. Chaque nuit, tous se réveillent à 3h du matin, heure de la tempête.


    N’a-t-on pas fait davantage cas des dégâts matériels que des tragédies humaines ?

    Il y a eu un effet d’annonce de la part de l’Etat au lendemain de la catastrophe : il y a des morts, on rase toutes les maisons qui se trouvent en zone noire, mortifères. Ça s’est fait dans la précipitation. Les gens n’ont pas compris. On assiste à des divisions entre ceux qui se battent pour sauver leur maison et ceux, en colère, qui veulent justice pour leurs morts. Xynthia est bien plus qu’une catastrophe naturelle. Le cauchemar ne fait que commencer.


    Difficile d’obtenir les confidences des habitants ?

    Nous nous sommes rendus sur place deux jours après le drame, sans caméra ni stylo. Au fil du temps, les gens ont accepté de témoigner.


    Etait-ce plus compliqué auprès des élus des communes sinistrées et des représentants de l’Etat ?

    Béatrice Lagarde, sous-préfète des Sables d’Olonne, a accepté tout de suite. Elle souligne que, depuis 2001, la préfecture de Vendée mène un bras de fer avec René Marratier, maire de la Faute-sur-Mer, pour qu’il signe le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI), qui définit les zones inondables. Il a toujours refusé, continue à délivrer en toute légalité des permis de construire dans ces zones et prive au passage leurs habitants du Plan Communal de Sauvegarde, qui permet d’assurer l’alerte, la protection et le soutien de la population en cas de risques naturels.


    Il dit même : "Pour moi, il n’y avait pas de danger !"

    Une partie de la population est convaincue d’agir pour le bien de la commune en menant un développement économique effréné. La Faute-sur-mer passe de 900 à 40 000 habitants l’été!


    Pourquoi l’omerta règne-t-elle dans ces villages ?

    Par peur de revers économiques. La pharmacienne de la Faute a alerté les habitants sur les risques d’inondation dès 2005. Elle s’est heurtée à un mur et a subi des menaces.


    La tempête a-t-elle servi de leçon ?

    A la Faute-sur-Mer, 11 nouveaux permis de construire ont été délivrés en zone rouge, inconstructible…


    Emmanuelle Touraine pour Télé 7 Jours

  • © M6Zone Interdite spécial Xynthia
  • © M6Zone Interdite spécial Xynthia
  • © M6Zone Interdite spécial Xynthia
  • © M6Zone Interdite spécial Xynthia
  • © M6Zone Interdite spécial Xynthia
  • © M6Zone Interdite spécial Xynthia
  • © m6Zone Interdite spécial Xynthia
  • © M6Zone Interdite spécial Xynthia

Il y a presque un an, elle a fait 53 morts et 6 000 sinistrés. Zone Interdite revient ce soir sur la tempête Xynthia, à 20h45 sur M6. Pour la première fois, le maire de Faute-sur-Mer s’exprime à la télé. Une enquête de longue haleine, bouleversante et édifiante.

Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, un déluge s’abattait sur des villages de Vendée et de Charente-Maritime : la tempête Xynthia. Pour Zone Interdite, les reporters Virginie Roëls et Julien Daguerre ont suivi les rescapés de Charron et de la Faute-sur-Mer pendant près d’un an. Emmanuelle Touraine, journaliste à Télé 7 Jours, les a rencontrés.


Qu’est-ce qui vous a le plus marqués ?

La détresse de ces gens oubliés, qui, loin de s’apaiser, grandit au fil du temps. Ils ont tout perdu, famille, amis, maison, passé, repères. Ils sont SDF. Chaque nuit, tous se réveillent à 3h du matin, heure de la tempête.


N’a-t-on pas fait davantage cas des dégâts matériels que des tragédies humaines ?

Il y a eu un effet d’annonce de la part de l’Etat au lendemain de la catastrophe : il y a des morts, on rase toutes les maisons qui se trouvent en zone noire, mortifères. Ça s’est fait dans la précipitation. Les gens n’ont pas compris. On assiste à des divisions entre ceux qui se battent pour sauver leur maison et ceux, en colère, qui veulent justice pour leurs morts. Xynthia est bien plus qu’une catastrophe naturelle. Le cauchemar ne fait que commencer.


Difficile d’obtenir les confidences des habitants ?

Nous nous sommes rendus sur place deux jours après le drame, sans caméra ni stylo. Au fil du temps, les gens ont accepté de témoigner.


Etait-ce plus compliqué auprès des élus des communes sinistrées et des représentants de l’Etat ?

Béatrice Lagarde, sous-préfète des Sables d’Olonne, a accepté tout de suite. Elle souligne que, depuis 2001, la préfecture de Vendée mène un bras de fer avec René Marratier, maire de la Faute-sur-Mer, pour qu’il signe le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI), qui définit les zones inondables. Il a toujours refusé, continue à délivrer en toute légalité des permis de construire dans ces zones et prive au passage leurs habitants du Plan Communal de Sauvegarde, qui permet d’assurer l’alerte, la protection et le soutien de la population en cas de risques naturels.


Il dit même : "Pour moi, il n’y avait pas de danger !"

Une partie de la population est convaincue d’agir pour le bien de la commune en menant un développement économique effréné. La Faute-sur-mer passe de 900 à 40 000 habitants l’été!


Pourquoi l’omerta règne-t-elle dans ces villages ?

Par peur de revers économiques. La pharmacienne de la Faute a alerté les habitants sur les risques d’inondation dès 2005. Elle s’est heurtée à un mur et a subi des menaces.


La tempête a-t-elle servi de leçon ?

A la Faute-sur-Mer, 11 nouveaux permis de construire ont été délivrés en zone rouge, inconstructible…


Emmanuelle Touraine pour Télé 7 Jours

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