The White Lotus
HBO

Une nouvelle série HBO cinglante et surprenante, à voir dès aujourd'hui en France sur OCS.

En 2011, Mike White avait déjà illuminé HBO avec Enlightened, portée par Laura Dern pendant deux saisons. Le revoilà en grande forme avec une nouvelle création indescriptible : The White Lotus, une mini-série de vacances au ton sarcastique cinglant et bercée par une drôle d'hystérie étrange (à voir en France sur OCS en US+24 dès à présent).


Tout se passe dans un complexe hawaïen de luxe. The White Lotus est un superbe hôtel niché dans un paysage de carte postale, où viennent séjourner des clients fortunés, des familles très aisées, des couples en voyage de noce... Divers clients qu'on suit pendant une semaine, tandis qu'au fur à mesure se lézarde la façade du bonheur, pour laisser apparaître un mal-être profond, au bord de la piscine à débordement...

The White Lotus
HBO

Tour à tour hilarante et troublante, The White Lotus n'est pas franchement une comédie "feel good" à kiffer entre deux cocktails les doigts de pieds en éventail. Elle a été pensée comme une satire sociale se délectant de faire craquer le vernis clinquant de la vie dorée, pour mieux croquer les travers des horribles clients de cet hôtel. La série prend un malin plaisir à faire défiler une galerie d'horribles vacanciers, des personnages odieux aux travers tellement humains. Ils sont égoïstes, égocentriques, narcissiques, rancuniers, autoritaires. Et ils sont surtout incarnés magistralement par une distribution à l'unisson. De Connie Britton, self made woman au top de sa carrière à la tête d'un tech company, en vacances avec son mari loser (Steve Zahn) à Jennifer Coolidge, riche vieille fille célibataire venue dispersée les cendres de sa mère qu'elle détestait, en passant par Jake Lacy et Alexandra Daddario, couple fraîchement passé devant Monsieur le maire, et dont le mariage est manifestement construit sur du sable, le manager du White Lotus ne sait plus où donner de la tête. D'autant que lui aussi a ses propres problèmes... 

Parce qu'elle a été écrite avec soin, la caricature se construit comme une chorégraphie réglée au millimètre, idéalement rythmée. Une farce savoureuse, souvent drôle et mordante. Une chronique de vacances spirituelle en 6 épisodes, construite pour procurer un troublant sentiment de malaise chez le spectateur... finalement ravi de ne pas être parti en vacances à Hawaï cette année !